La façon dont la circulation est réglementée en Haïti et le comportement des conducteurs nous donnent une idée du niveau d’éducation des usagers de la route et du degré d’irresponsabilité des autorités concernées.
Depuis un certain temps, les routes n’ont pas de panneaux d’indication, ou ils sont tombés en panne, ce qui crée un problème majeur dans le trafic routier, où les infrastructures sont dans un état très dégradant.
Avec l’envahissement des moto-taxis, la situation devient de plus en plus cahotique, les taxis motos se garent où ils veulent, sans problème. Ils occupent la majorité des trottoirs et virages, ils circulent sans respect pour le code de la route en vigueur, c’est comme s’ils ne sont pas des véhicules comme les autres automobiles, dans la plupart des cas, ils ne sont pas inspectés.
Quand on se tourne vers les services de signalisation, d’entretien routier et la circulation des véhicules, on peut se dire qu’ils ne sont pas à la hauteur de leur travail, donc ils sont pratiquement inutiles, sous leurs yeux les accidents se multiplient quotidiennement sur la voie publique, à Port-au-Prince, comme dans les villes de provinces.
Ces services fonctionnent, avec l’argent des contribuables, pourtant leur inefficacité est justifiée par le manque de financement, alors qu’autrefois il n’ y avait pas de gros moyens, mais les routes étaient éclairées, les feux de signalisation fonctionnaient, les panneaux d’indication étaient visibles partout où ils étaient nécessaires.
Depuis un bon nombre de temps, les chaussés sont dégradées, les égouts n’ont pas de couverture, les pylônes électrique cassés ça et là, les panneaux de signalisation recouvert d’affiches publicitaires, les feux de signalisation arrachés, les motocyclettes font des stations spontanées n’importe où, ce sont tous ces problèmes qui contribuent à l’insécurité routière, et montre clairement que les autorités ne sont pas à la hauteur de leur tâche.
